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Article TDG 25.6.2010 Chômeurs humiliés, distance à l'emploi et sanctions possibles.
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Article Le Courrier 26.06.2010 Les chômeurs qualifient d'humiliant un cours imposé
MÉLISSA LLORENS
Genève RÉINSERTION - L'Association de défense des chômeurs dénonce un programme obligatoire visant à mesurer «l'employabilité» des participants.
Depuis le début de l'année, une firme privée mandatée par l'Office cantonal de l'emploi (OCE), Agir Porot & partenaire, convoque des chômeurs en fin de droit inscrits au Revenu minimum cantonal d'aide sociale (Rmcas) à un programme obligatoire. Après six semaines de cours, ils se voient délivrer un rapport mesurant leur «employabilité» ou plutôt leur «distance à l'emploi». Une mesure qui indigne tant les participants que les membres de l'Association de défense des chômeurs (ADC). Cette dernière a rédigé une lettre à l'intention du président du Conseil d'Etat, François Longchamp, dans laquelle elle fait état «d'anomalies voire de disfonctionnements» dans ce programme baptisé «Vision».
Certaines personnes ayant suivi ou suivant le programme ont témoigné jeudi dans les locaux de l'ADC. Ils décrivent un cours incohérent, inutile et humiliant, d'autant plus difficile à vivre qu'ils sont déjà fragilisés par leur situation. «Les méthodes sont dépassées et abrutissantes. On a l'impression d'être pris pour des clowns. Moralement c'est très fatiguant», confie l'un des participants. Les exercices vont du test psychologique «datant des années septante» au jeu de cartes ou de marelle. Tous décrivent une infantilisation très mal vécue: «On nous remet à l'ordre comme des gamins.» L'obligation de suivre le cours fait perdre un temps précieux pour la recherche d'emploi, soulève encore une participante. En outre, il met en péril les contre-prestations, ces emplois du Rmcas au sein d'associations ou de collectivités publiques qu'effectuent certains d'entre eux. Les personnes concernées décrivent également un programme inadapté et déplorent qu'à aucun moment le formateur ne fasse de bilan ou d'évaluation individuels. Dans son courrier à François Longchamp, l'ADC soulève d'ailleurs l'incohérence d'une démarche collective pour un contenu qui tourne autour de problématiques individuelles. Pour l'association et son président Gérald Crettenand, les exclus du marché de l'emploi profiteraient plus d'une formation qualifiante et ciblée que du programme «Vision». Ils proposent donc un transfert de budget vers l'Office de la formation professionnelle et continue (OFPC), organe qu'ils estiment le plus apte à dispenser ce genre de formation.
Pour le président de l'ADC, la mesure est inadmissible, d'autant plus qu'elle devance la loi. En effet, cette pratique est envisagée dans le projet de la loi sur l'aide sociale individuelle (Lasi) actuellement en examen au Grand Conseil. Si elle entrait en vigueur, elle viderait le Rmcas en envoyant ses bénéficiaires soit vers la filière de l'OCE soit vers l'aide sociale, ceci en fonction de leur «distance à l'emploi». «Une bonne façon d'embellir les statistiques», estime M. Crettenand. Pour lui, il s'agit donc avec le cours Porot de tester un projet de loi en utilisant des «cobayes». Il accuse également l'Etat de se déresponsabiliser en confiant au secteur privé «ces gens dont il ne sait plus quoi faire», et en les désignant comme coupables de leur situation, sans remettre en cause le fonctionnement du marché de l'emploi.
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20minutes ans deux billets du 30.08 et du 15.10 j'attirais l'attention des chômeurs sur le refus d'offres raisonnables d'emploi et de la nécessité d' être vigilants dans l'élaboration de leur projet personnalisé de recherche d'emploi qui est défini d'un commun accord entre chaque chômeur et le service en charge du dossier de recherche d'emploi.
je renvois mes lecteurs à ces deux billets et aux liens mis vers le texte de loi et le décret.
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Le Courrier LA CHAUX-DE-FONDS - L'Association de défense des chômeurs se bat contre la révision de la loi sur le chômage, qui se ferait sur le dos des jeunes chômeurs, et se prépare dans la perspective d'un référendum. CLAUDE GRIMM
L'Association de défense des chômeurs (ADC) de La Chaux-de-Fonds poursuit sa mobilisation contre la 4e révision, en cours, de la loi fédérale sur le chômage (Laci). Elle l'avait annoncé en juin, si cette dernière est acceptée, elle lancera un référendum. Elle l'a encore confirmé jeudi soir lors d'une conférence organisée en collaboration avec le centre de culture ABC et intitulée «La face cachée de la révision de la loi sur le chômage». Selon l'ADC, au vu des coupes drastiques prévues dans les prestations, cette révision aurait «des conséquences individuelles et financières graves sur toute une frange de la population qui vit déjà péniblement, avec la suspicion d'abuser du système.»
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24Heures L'examen des principes et surtout des pratiques à propos du chômage en Suisse ne nous met-il pas plutôt en présence d'un système-et non de dérives-plus cohérent qu'il n'y paraît, relevant des vieux modèles socio-historiques de traitement coercitif du non-travail ? (voir à ce sujet : 14. 33)
Dans un récent rapport d'évaluation des ORP (24, pp. 55-60) destiné à améliorer leurs performances dans le cadre actuellement défini, certains passages abondent dans ce sens. L'analyse des dysfonctionnements de ces institutions et les recommandations qui en découlent mettent au premier plan l'emploi indispensable de la menace de sanctions vis-à -vis des chômeurs de la part des conseillers, menaces qui doivent être crédibles parce que concrétisées à la moindre défaillance. Il ne faut pas menacer sans sanctionner, ni sanctionner sans l'avoir annoncé
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