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Permis de Conduire de l'Assurance Chômage

Alors que la loi sur l’assurance-chômage vient de se durcir, un guide pratique romand nous indique comment traverser cette période sans y laisser trop de plumes. Sélection de neuf conseils éclairés.

Tel un conducteur d’auto-école, Patrice Oreiller, 55 ans, vient de publier un guide très pratique pour apprendre à «circuler» dans les «bouchons» du chômage. Et comme peu de critères diffèrent d’un canton à l’autre dans ce domaine, l’ouvrage s’adresse à un large public. Conseiller ORP à Monthey (VS) durant une douzaine d’années, Patrice Oreiller a quitté son travail, il y a deux ans.

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Référendum contre suppression RMCAS

NON à la suppression du Revenu Minimum Cantonal d’Aide Sociale (RMCAS)

SIGNER LE REFERENDUM

NON À UNE NOUVELLE ATTEINTE AUX DROITS SOCIAUX • POUR UN VÉRITABLE RETOUR À L'EMPLOI !

Les chômeurs-euses en fin de droits repoussés à l’aide sociale

La révision de la Loi sur l’Aide Sociale Individuelle (LASI) votée au parlement par la majorité de droite et le MCG est d’une hypocrisie scandaleuse. Sous prétexte de renforcer les mesures d’insertion professionnelle, elle supprime l’aide financière à de nombreux chômeurs-euses en fin de droits et les renvoie à l’aide sociale. Elle réduira artificiellement les statistiques du chômage et des chômeurs-euses en fin de droits aidés financièrement. Après la suppression des emplois temporaires cantonaux, c’est une mesure de plus pour priver les chômeurs-euses de leurs droits et masquer l'impact désastreux de la révision de la Loi fédérale sur le Chômage (LACI), qui dès avril, raccourcira dramatiquement la protection des chômeurs-euses et augmentera massivement le nombre de ceux-celles en fin de droits.

Appauvrir les chômeurs-euses et leurs familles On n'est pas chômeur-euse par choix ou par facilité. Le chômage est un fléau qui peut frapper chaque salarié-e, chaque famille. Exclure les chômeurs-euses du droit aux indemnités les renvoie à l’aide sociale, mais aussi le plus souvent à charge de leurs familles. On individualise donc un problème de société, on occulte la réalité du chômage de longue durée et on transfère le coût du chômage sur les ménages.

Il faut défendre le RMCAS pour l'améliorer

Pour réduire les coûts, la droite abroge le Revenu Minimum Cantonal d'Aide Sociale (RMCAS). Désormais, pour bénéficier des prestations de l’aide sociale, il faudra être encore plus pauvre, car les seuils d’accès aux prestations sont plus bas. Défendre le RMCAS ne veut pas dire qu'il donnait entière satisfaction. Rappelons que François Longchamp et le Conseil d’Etat n’ont jamais donné au RMCAS les moyens d’atteindre ses objectifs, ni n’ont préservé l'emploi à Genève. Pire, alors qu'il aurait pu donner l'exemple, le Conseil d’Etat n'a cessé depuis 18 ans de supprimer des postes dans les secteurs publics et subventionnés qui ont été remplacés par des places de contre-prestation occupées durablement par des «travailleurs-euses gratuits », dont des bénéficiaires du RMCAS. Il est notoire que des services de l'Etat n’auraient pu fonctionner sans le travail des chômeurs-euses en fin de droits. Le RMCAS n'est pas parvenu à réinsérer toutes ces personnes, certes. Mais à qui la faute? A quand une réelle politique de l’emploi pour permettre enfin aux mesures d’insertion de déboucher sur du travail ?

Non à une aide sociale à deux vitesses

Par le stage d'évaluation de la distance à l'emploi pour tout demandeur-euse d'aide sociale, on instaure un tri sommaire entre «employables» et prétendus «inemployables». Cela subordonne l’intervention sociale à la logique de l’assurance chômage. Ceux-celles qui seront estimés «trop loin de l'emploi » seront les laissés pour compte de l’accompagnement social. Ainsi, alors que le service social devrait lutter contre l'exclusion, il devient partie prenante d’une machine à exclure!

Accès restreint aux mesures d’insertion

Ce sont l'Office cantonal de l'emploi et le Service des mesures cantonales qui sont en charge de la réinsertion de tous les chômeurs-euses. Or, le Service des mesures cantonales a été fermé en catimini le 1er octobre, et c'est dorénavant à l'Hospice Général, dans le cadre de la LASI, que sera confiée la mission d'insertion pour les chômeurs-euses en fin de droits. Ce transfert de charges et de compétences permet de soumettre à condition de revenus l'accès aux mesures cantonales en matière de chômage et à en priver ainsi ceux-celles qui seraient au-dessus des barèmes d'aide. C'est un déni de droit qui démontre que la priorité n'est pas de lutter contre le chômage mais d'escamoter les chômeurs-euses !

 

RÉFÉRENDUM contre la Loi modifiant la Loi sur l’Aide Sociale Individuelle (LASI) (J 4 04) (10599), du 11 février 2011.