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Permis de Conduire de l'Assurance Chômage

Alors que la loi sur l’assurance-chômage vient de se durcir, un guide pratique romand nous indique comment traverser cette période sans y laisser trop de plumes. Sélection de neuf conseils éclairés.

Tel un conducteur d’auto-école, Patrice Oreiller, 55 ans, vient de publier un guide très pratique pour apprendre à «circuler» dans les «bouchons» du chômage. Et comme peu de critères diffèrent d’un canton à l’autre dans ce domaine, l’ouvrage s’adresse à un large public. Conseiller ORP à Monthey (VS) durant une douzaine d’années, Patrice Oreiller a quitté son travail, il y a deux ans.

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Les jeunes trop occupés pour se défendre

La votation sur le chômage passe au second plan pendant les examens

étudiants | Les jeunes, premiers concernés par les prochaines votations fédérales, semblent en ignorer les enjeux.

© MARTIAL TREZZINI |


Nevena Puljic | 20.08.2010 | 00:01

Les moins de 25 ans verront plusieurs de leurs droits réduits en cas de oui à la révision de la loi sur l’assurance-chômage. Des prestations plus courtes pour un même temps de cotisation et des délais d’attente rallongés.

Ces changements ne semblent pourtant pas encore inquiéter jeunes et étudiants. Lors d’un reportage à Uni Mail, nous avons interrogé une vingtaine de personnes. Deux connaissaient les enjeux de la votation. «Quelque chose concernant les assurances?» demande une étudiante concentrée sur ses feuilles de notes. Plusieurs, gênés, mettent la faute sur les examens. «Ce qui arrivera en septembre nous paraît encore trop loin», explique Alex, étudiant en sciences politiques.

Baisse d’intérêt pour la politique

Au secrétariat de la CUAE, syndicat étudiant genevois, pas de surprise: «Il semble que l’information ne passe pas très bien. On se rend compte aussi que les jeunes s’intéressent de moins en moins à ce type de questions.»

Même son de cloche au sein de la Jeunesse socialiste. Romain de Sainte-Marie, président, n’éprouve aucun étonnement. «De manière globale, les 18-34 ans se sentent peu concernés par la politique. Or, là, il s’agit d’une question les touchant de plein fouet. On en rajoute une couche sur le problème de l’insertion des jeunes à l’emploi. On pénalise encore la première catégorie touchée par le chômage.»

Du côté des Jeunes libéraux-radicaux, Adrien Genecand, coprésident, rappelle que certains jeunes ne comprennent pas les questions posées aux votations. «Nous essayons de les vulgariser et de faire un travail de fond pour expliquer au mieux.» Même si elle compte plusieurs étudiants et apprentis parmi leurs membres, la droite est en faveur de la révision. «Nous étions partagés mais la façon la moins douloureuse d’essayer de régler le problème est celle-là. La politique, c’est gouverner demain. Nous n’avons pas intérêt à ce que le taux de cotisation passe à 2,5 au lieu des 2% actuels.» Selon Adrien Genecand toujours, «il vaut mieux avoir accumulé de petites expériences, quelles qu’elles soient, plutôt que de pointer au chômage dès la fin d’une formation. C’est ce que préconise aussi la nouvelle loi.»

Une campagne-choc

En tous les cas, pour remédier au désintérêt ou manque d’informations, la Jeunesse socialiste s’associe aux Jeunes Verts et au collectif United Blacksheep en misant sur la carte de la provocation, meilleur moyen selon eux de marquer les esprits jeunes. Leur groupe Facebook, «Les jeunes n’ont pas fini de se faire…», a atteint les 150 membres en un jour. Et les actions sur le terrain? «Rendez-vous le 30 août devant l’Hospice général et le 8 septembre dans les Rues-Basses notamment», appelle Romain de Sainte-Marie. «Ce n’est pas dans nos habitudes de mener des campagnes si courtes, mais la période estivale nous y oblige.» Et la période d’examens aussi semble-t-il, pendant laquelle les questions politiques sont reléguées au second plan chez les universitaires.

Le plus inquiétant concernant cette révision selon Joël Varone, responsable de la question chez Unia Genève, c’est la suppression de la notion de «travail convenable». «Des apprentis, par exemple, ayant effectué une formation d’électricien et se retrouvant sans emploi pourraient être obligés d’accepter un poste de manutentionnaire. C’est une négation complète de l’assurance-chômage pour les jeunes de moins de 30 ans!»